
Fraude fiscale: quatre ans et neuf mois de prison requis contre Carlo Ancelotti, l’entraineur du Real Madrid
Le parquet espganol a maintenu jeudi ses réquisitions et réclamé une peine de quatre ans et neuf mois de prison contre l’entraîneur du Real Madrid Carlo Ancelotti pour avoir dissimulé au fisc espagnol une partie de ses revenus provenant de ses droits à l’image.
Le ministère public espagnol, qui fait connaître en Espagne ses réquisitions avant l’ouverture du procès et les confirme ou non lors de l’audience, a demandé une peine d’emprisonnement à l’encontre du coach italien pour avoir fraudé plus d’un million d’euros au Trésor public lors de son premier passage à la tête du Real Madrid (2013-2015).
« Nous considérons que les faits de fraude, de dissimulation et d’omission sont avérés », a déclaré le procureur. Ancelotti « invoque une ignorance dont il peut difficilement se prévaloir », a estimé le magistrat.
La décision du Tribunal supérieur de justice de Madrid devant lequel l’Italien comparaissait depuis mercredi a été mise en délibéré.
« M. Ancelotti n’avait pas très bien compris ce qu’il était en train de signer », a assuré jeudi son avocat Carlos Zabala, évoquant le contrat qui liait l’entraîneur au club madrilène.
Plaidant la relaxe et estimant que l’affaire aurait pu être réglée sans passer par le tribunal, Me Zabala a accusé le fisc espagnol d’avoir voulu soumettre son client « à une humiliation publique« .
Lors de son audition, Carlo Ancelotti avait assuré n’avoir « jamais envisagé de frauder« , soulignant que c’était le club madrilène lui-même qui lui avait suggéré ce système pour lui régler une partie de ses rémunérations.
Sur les conseils du Real Madrid, une société avait été créée pour qu’Ancelotti puisse percevoir 15% de son salaire, qui s’élevait à 6 millions d’euros nets annuels, en droits à l’image.
Le ministère public a évalué à 1,24 million d’euros en 2014 et 2,96 millions d’euros en 2015 les revenus que l’entraîneur italien a tirés de la cession de ses droits à l’image, sur lesquels porte le litige.