
Droits de douane: l’escalade entre les Etats-Unis et la Chine fait plonger les Bourses
L’ensemble des Bourses européennes plongent vendredi après la réponse de Pékin aux droits de douane américains, annonçant l’escalade des tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques du globe.
La Chine a riposté avec fermeté vendredi à l’imposition de droits de douane massifs par Donald Trump, en imposant à son tour des taxes de 34% sur toutes les importations de biens américains et en saisissant dans la foulée l’Organisation mondiale du commerce international (OMC).
Avant l’ouverture de Wall Street, l’ensemble des Bourses européennes, déjà plombées la veille, plongeaient en mi-journée après les annonces de rétorsion de la Chine particulièrement frappée par les droits de douane américains.
Face à l’escalade commerciale entre les deux premières puissances économiques du globe, la réaction a été en effet immédiate : vers 11H00 GMT, la Bourse de Francfort chutait de 5,08%, Paris de 4,26% et Londres de 3,90%. Milan dégringolait de 7,57% et Madrid de 6,02%.
« Pour toutes les marchandises importées en provenance des Etats-Unis, un droit de douane supplémentaire de 34% sera imposé en plus du taux des droits de douane actuellement applicables », a annoncé le ministère chinois des Finances.
Le ministère chinois du Commerce a par ailleurs annoncé des contrôles à l’exportation sur sept éléments de terres rares, y compris le gadolinium, utilisé notamment en imagerie par résonance magnétique, et l’yttrium, utilisé dans l’électronique grand public.
« La Chine a déposé une plainte dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’OMC », a annoncé pour sa part le ministère chinois du Commerce dans un communiqué.
Alors que les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis ont commencé à chercher la parade jeudi face au coup de massue infligé par Donald Trump, le président américain a balayé les inquiétudes. « L’économie avait beaucoup de problèmes… C’était un patient malade, (elle) va finir en pleine forme », a-t-il assuré devant la presse.
Mais pour le Fonds monétaire international (FMI) les annonces de Donald Trump « constituent manifestement un risque important pour les perspectives mondiales, dans une période de croissance molle », a averti sa directrice, Kristalina Georgieva.