65.000 Bruxellois travaillent en Flandre, un chiffre en constante augmentation

Un travailleur bruxellois sur huit se rend chaque jour en Flandre pour travailler. Actiris a dressé le profil-type de ces 65.000 travailleurs.

Un peu plus de 65.000 Bruxellois actifs travaillaient en Flandre en 2023. Cela représente 9.000 de plus que l’année précédente, soit une hausse de 16,5%, alors que la croissance moyenne des cinq dernières années est de 5%. Près d’un Bruxellois actif sur huit (12,4%) travaille ainsi en Flandre, ressort-il d’une étude sur la mobilité interrégionale des travailleurs entre Bruxelles et la Flandre, publiée jeudi par l’agence bruxelloise pour l’emploi Actiris et son pendant flamand VDAB.

Les navetteurs bruxellois sont principalement actifs en Flandre dans les secteurs du commerce, des activités scientifiques et techniques, ainsi que dans le transport et la logistique.

De plus en plus d’hommes

L’étude pointe par ailleurs qu’en 2023, les trois quarts des Bruxellois ayant un emploi en Flandre étaient des hommes. Depuis 2018, la proportion de femmes parmi ces navetteurs a diminué de 33 à 25% en cinq ans. Actiris explique cette grande différence par le fait que les femmes sont davantage amenées à travailler à temps partiel en raison d’obligations familiales, ce qui les incite moins à accepter un emploi à une plus grande distance du domicile.

Des surqualifiés et des demandeurs d’emploi

Un peu plus de la moitié des navetteurs bruxellois vers la Flandre étaient en 2023 hautement qualifiés. Cette proportion était de 44% cinq ans plus tôt. Les personnes originaires de pays non-européens forment le groupe le plus important de travailleurs (48%), signale encore l’étude.

Enfin, sur les 6.743 demandeurs d’emploi bruxellois qui ont travaillé en Flandre pour un mois ou plus en 2023, près d’un tiers (2.188) a bénéficié d’une intervention d’Actiris, du VDAB ou de leurs partenaires. Les demandeurs d’emploi voient cette mobilité interrégionale comme une opportunité supplémentaire dans les années à venir, même si certains freins sont pointés comme le niveau d’étude, la barrière de la langue, la mobilité ainsi que le risque de discrimination.

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