Pédocriminalité dans une crèche de l’ULB: une puéricultrice et son ex-compagnon sous mandat d’arrêt

Au moins cinq enfants auraient été victimes de faits pédocriminels, entre 2020 et 2022, dans une crèche du campus Solbosch (ULB). Une puéricultrice et son ex-compagnon ont été placés sous mandat d’arrêt.

Deux suspects ont été placés sous mandat d’arrêt dans le cadre d’une instruction ouverte pour des faits de pédocriminalité dans une crèche, a indiqué le parquet de Bruxelles, mercredi, confirmant une information de la RTBF. Les suspects sont une puéricultrice, âgée de 24 ans, et son compagnon, âgé de 40 ans. La crèche concernée est située sur le campus du Solbosch de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), comme l’a indiqué l’institution académique elle-même dans un communiqué.

« Dans le courant de l’année 2024, le parquet a été informé de l’existence de messages échangés sur un réseau social mentionnant des faits de mœurs s’étant déroulés dans une crèche. Cette communication a été prise très au sérieux et une enquête a démarré immédiatement. À la fin de l’année 2024, il a été possible d’identifier un des suspects concernés par ces faits ainsi que la crèche possiblement concernée », expose le parquet de Bruxelles dans un communiqué.

Des enfants de 18 à 36 mois

Le dossier a été mis à l’instruction le 17 janvier dernier « aux fins de procéder à des perquisitions et au placement sous mandat d’arrêt des deux suspects ». L’homme arrêté se serait introduit dans la crèche où travaillait la puéricultrice, à l’époque sa compagne. Ils auraient commis des atteintes à l’intégrité sexuelle sur cinq enfants âgés de 18 à 36 mois entre octobre 2020 et octobre 2022, détaille le parquet.

Les parents des bambins ont été reçus par le parquet pour les informer de l’affaire. La ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Elisabeth Degryse, et la ministre de l’Enfance, Valérie Lescrenier, ont réagi choquées à ces informations. Dans un communiqué, elles assurent leur « soutien » à « la rectrice et les autorités de l’ULB » ainsi que leur « solidarité » aux victimes et leur famille.

Un centre d’accueil sera ouvert à partir de jeudi à 9h30. Une ligne d’écoute est également disponible de 6h à 22h.

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